Le Journal
Décider7 min de lecturePar l'équipe Eldovia

Accueillir un parent chez soi: ce qu'il faut peser d'abord

À un moment donné, la pensée arrive, parfois comme un plan et parfois comme un sauvetage: et si maman ou papa venait simplement vivre avec nous? Cela peut être une belle décision, et pour bien des familles c'est la bonne. Cela peut aussi submerger discrètement un foyer qui a sauté avant de regarder. Ce déménagement mérite un regard lucide plus que de bonnes intentions, parce que l'amour à lui seul ne règle pas l'horaire de la salle de bain, les finances, ni la tension sur un couple. Le peser honnêtement d'abord n'est pas froid. C'est ainsi qu'on donne à l'idée une vraie chance de fonctionner.

Soyez honnête sur l'espace et l'intimité

Commencez par la simple réalité physique, parce qu'elle façonne tout le reste. Votre parent a-t-il un vrai espace à lui, idéalement une chambre et une salle de bain qu'il n'a pas à partager, ou au moins une porte qu'il peut fermer? La vie multigénérationnelle tend le plus non pas à cause de grands drames mais des petites frictions du quotidien: la salle de bain partagée le matin, le volume de la télévision, la perte d'un endroit où être simplement seul. Tout le monde dans la maison, y compris votre parent, a besoin d'un endroit où se retirer. Une maison sans intimité pour personne est une maison où le ressentiment grandit en silence.

Comptez la charge de soins, pas les bonnes journées

Il est facile d'imaginer la version agréable: les soupers partagés, l'aide avec les petits-enfants, la compagnie en soirée. Imaginez aussi la version plus difficile, parce que c'est celle qui vous met à l'épreuve. Combien de soins concrets votre parent a-t-il besoin maintenant, et combien en aura-t-il probablement besoin dans un an? Qui les fournit à deux heures du matin? Soyez particulièrement honnête si une personne, souvent une fille ou une belle-fille, est discrètement censée en porter la plus grande partie par-dessus un emploi et des enfants. Un plan qui dépend d'une seule personne qui ne s'épuise jamais n'est pas un plan.

Parlez d'argent avant que ça devienne une blessure

L'argent est la conversation que les familles veulent le plus éviter et regrettent le plus d'avoir évitée. Réglez-la clairement et tôt:

  • Comment les frais partagés du foyer seront-ils gérés, et votre parent contribuera-t-il s'il en a les moyens?
  • Renoncez-vous à un revenu ou à un emploi rémunéré pour fournir les soins, et comment est-ce reconnu?
  • Si des modifications à la maison sont nécessaires, qui paie, et est-ce que cela change la propriété ou l'équité plus tard?
  • Pour tout ce qui touche à la propriété, à l'héritage ou aux finances à long terme, parlez à un professionnel. Ces décisions sont plus faciles à bien faire sur papier maintenant qu'à démêler plus tard.

N'esquivez pas la conversation avec les frères et sœurs

Quand un frère ou une sœur accueille un parent, les autres ressentent souvent du soulagement, et parfois, plus tard, de la culpabilité ou de la distance suit. Pendant ce temps, celui qui donne les soins peut en venir à sentir que tous les autres se sont désistés. Prévenez cela avant que ça s'envenime. Entendez-vous ouvertement sur la façon dont les autres frères et sœurs partageront la charge, que ce soit par de l'argent, des visites de répit régulières, ou la gestion des rendez-vous et des courses à distance. Le frère ou la sœur qui héberge un parent ne devrait pas silencieusement devenir celui ou celle qui s'occupe de tout. L'équité nommée à voix haute protège la famille dont vous aurez encore besoin de l'autre côté de tout cela.

Protégez la relation que vous avez déjà

Il y a dans tout cela un risque tendre que les familles nomment rarement: qu'en devenant l'aidant de votre parent, vous cessiez peu à peu d'être son enfant. Quand chaque interaction porte sur les médicaments, la mobilité et la logistique, la chaleur facile entre vous peut s'amincir. Protégez-vous-en délibérément. Gardez du temps qui n'est que de la compagnie, pas des soins. Laissez d'autres personnes et outils porter les tâches routinières pour que les moments que vous partagez puissent être ceux qui vous ont donné envie de faire cela en premier lieu.

Quand c'est le bon choix, mettez-le en place pour durer

Accueillir un parent chez soi peut tout à fait être la bonne décision, surtout quand l'alternative est l'isolement et que tout le monde y entre les yeux ouverts. Donnez-lui les meilleures chances: une période d'essai plutôt qu'un saut permanent fait sous pression, des attentes claires convenues par tous, un vrai soutien extérieur pour que tout le poids ne retombe pas sur votre foyer, et des bilans honnêtes sur la façon dont ça se passe vraiment. Les familles pour qui cela fonctionne le mieux ne sont pas celles qui ont le plus d'amour. Ce sont celles qui ont jumelé l'amour à un plan.

La question n'est pas de savoir si vous aimez assez votre parent pour l'accueillir. C'est de savoir si vous pouvez tout mettre en place pour que l'amour soit encore ce qui reste un an plus tard.

Peu importe la façon dont votre famille organise le toit, aucun foyer seul ne devrait porter le lien et les soins tout seul. Eldovia est bâti pour garder un parent engagé et toute la famille au courant, pour que le rapprocher ne veuille pas dire tout porter vous-même. Si un déménagement comme celui-ci est à votre horizon, vous êtes le bienvenu pour vous inscrire à notre liste d'attente.

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