On lui donne son congé demain. Et maintenant?
La nouvelle arrive presque en passant, de la bouche d'une infirmière ou d'une planificatrice, à la fin d'une longue journée: votre parent obtient son congé demain. Une partie de vous est soulagée, parce que la maison, c'est là que tout le monde veut être. Une autre partie de vous devient silencieuse, parce que vous réalisez qu'il vous reste moins d'une journée pour transformer des soins pensés pour une chambre d'hôpital en quelque chose qui fonctionne dans une maison qui n'a pas été bâtie pour ça. C'est la course folle à laquelle presque aucune famille ne se sent prête. Ça aide d'avoir une liste courte et honnête de ce qui compte vraiment dans les heures qu'il vous reste.
D'abord, trouvez la personne qui planifie le congé et demandez à lui parler
Chaque hôpital a quelqu'un dont le travail est d'aider les patients à partir en toute sécurité. On peut l'appeler planificateur de congé, coordonnatrice de soins, travailleuse sociale ou gestionnaire de cas. Cette personne est votre contact le plus utile en ce moment, et elle est souvent débordée, alors n'attendez pas qu'on vous trouve. Demandez, tout simplement, quinze minutes avant que votre parent rentre à la maison. Cette courte conversation peut vous éviter des jours de confusion plus tard.
Les questions qui valent la peine avant le départ
- Qu'est-ce qui a changé exactement, et à quoi ressemble la récupération au cours des deux prochaines semaines? Demandez qu'on vous l'explique en mots simples, pas en jargon médical.
- Qu'est-ce qu'il peut faire seul, et pour quoi aura-t-il besoin d'aide: marcher, se laver, monter des escaliers, cuisiner, s'habiller?
- Quel équipement faut-il à la maison, qui l'organise, et sera-t-il là avant ou après l'arrivée de mon parent?
- Quels sont les médicaments exacts maintenant, y compris tout ce qui est nouveau, modifié ou arrêté, et à quel moment prendre chacun?
- Quels rendez-vous de suivi sont déjà pris, lesquels dois-je réserver moi-même, et dans quel délai?
- Quels signes d'alerte veulent dire que je devrais appeler le médecin, et lesquels veulent dire que je devrais appeler les secours?
Préparez la maison avant son arrivée
Un congé sécuritaire dépend surtout d'une maison prête, pas seulement du patient. Vous n'aurez pas le temps de tout faire, alors concentrez-vous sur le chemin que votre parent parcourt vraiment: la porte, le lit, la salle de bain, la cuisine. Dégagez les risques de trébucher, assurez-vous d'un accès dégagé vers la toilette, et placez une lampe et un téléphone à portée de main près du lit. Si de l'équipement comme une marchette, un siège de toilette surélevé ou une chaise de douche s'en vient, demandez à la personne qui planifie comment et quand il arrive, pour ne pas avoir à improviser à 20 h.
Réglez la question des médicaments pendant que c'est calme
Les médicaments, c'est là que la première semaine dérape le plus souvent, parce que la liste qui revient à la maison est fréquemment différente de celle du départ. Obtenez la liste finale, écrite, puis comparez-la avec ce qui se trouve déjà dans l'armoire. Tout ce qui a été arrêté devrait être mis de côté pour ne pas être pris par erreur. Si une nouvelle ordonnance doit être remplie, demandez si l'hôpital l'envoie à la pharmacie ou si c'est à vous de le faire, et occupez-vous-en avant la fermeture de la pharmacie.
Organisez l'aide, pas seulement le matériel
- Décidez qui est présent la première nuit et le premier matin. Ce sont les heures les plus fragiles, et personne ne devrait les affronter seul.
- Prévoyez des repas pour les premiers jours, pour que personne ne se retrouve à cuisiner à partir de rien dès le premier jour.
- Confirmez toute visite à domicile que l'hôpital organise, comme une infirmière ou une thérapeute, et notez à quel moment elle vient.
- Prévenez le cercle plus large. Un frère, une soeur, un voisin ou un ami qui sait ce qui se passe peut combler un vide que vous ne pouvez pas couvrir.
Laissez le suffisant être suffisant ce soir
Vous ne bâtirez pas un système parfait en un après-midi, et vous n'en avez pas besoin. Visez ce qui est sécuritaire pour les premiers jours, puis ajustez une fois que votre parent est vraiment à la maison et que vous voyez comment il s'en tire réellement. La récupération est une cible qui bouge, et le plan que vous faites ce soir est un point de départ, pas un verdict. Faites l'essentiel, demandez le numéro à appeler en cas de questions, et donnez-vous la permission de régler le reste au fur et à mesure.
Vous n'avez pas à réussir toute la récupération ce soir. Vous avez à faire traverser la première journée à votre parent en toute sécurité, et à vous donner un moyen d'arranger le reste.
La course folle autour d'un congé est tellement plus lourde quand une seule personne porte chaque détail toute seule. Eldovia est conçu pour garder les petites choses coordonnées et toute la famille au courant, pour qu'un retour à la maison ressemble moins à un sprint en solitaire et plus à un plan partagé. Si vous faites face à un congé cette semaine, vous êtes bienvenu à vous inscrire à notre liste d'attente.
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