Après une chute: ce qui vient ensuite
Quand un parent chute, la famille a tendance à se concentrer sur la question évidente: est-il blessé? C'est la bonne première question, mais ce n'est pas toute l'histoire. Même une chute sans fracture peut changer la forme d'une vie, à cause de ce qu'elle fait à l'intérieur. Le bleu guérit en une semaine. La peur, elle, peut durer des mois, et c'est la peur, plus que la chute, qui rétrécit tranquillement le monde d'une personne.
La cascade qu'une chute peut déclencher
Voici le schéma que les familles manquent si souvent. Votre parent chute, et même si la blessure est mineure, il prend peur. Pour se sentir en sécurité, il commence à en faire moins: moins de marches, moins d'escaliers, moins de sorties. Mais bouger moins rend le corps plus faible, et un corps plus faible est moins stable, ce qui rend la prochaine chute plus probable, pas moins. La prudence même censée le garder en sécurité peut tranquillement préparer la chose qu'il craint. La récupération, ce n'est pas seulement guérir la blessure. C'est briser ce cycle avant qu'il ne s'installe.
Prenez la chute au sérieux, même une petite
Une chute mérite une conversation avec un médecin même quand rien ne semble cassé, parce que les chutes ont souvent une cause cachée qui vaut la peine d'être trouvée. Ça peut être un médicament qui affecte l'équilibre, une baisse de tension en se levant, une mauvaise vue, un problème d'oreille interne, ou une faiblesse qui s'est installée lentement. Un médecin peut chercher ce qui l'a provoquée, et traiter cette cause est souvent le moyen le plus efficace de prévenir la prochaine chute. C'est un endroit où le regard d'un professionnel compte, alors ne vous contentez pas de soigner le bleu et de passer à autre chose.
Rebâtissez la confiance, pas seulement la force
La peur après une chute est réelle et raisonnable, et dire à un parent de ne pas s'inquiéter aide rarement. Ce qui aide, c'est une preuve douce et constante qu'il peut encore bouger en sécurité. Ça veut généralement dire rester actif de façon encadrée plutôt que de se replier dans un fauteuil. Le mouvement est un remède ici, et un corps qu'on garde en mouvement reste plus stable qu'un corps qu'on protège jusqu'à la faiblesse.
- Gardez-le en mouvement dans des limites sécuritaires, plutôt que de l'encourager à rester assis jusqu'à ce qu'il se sente mieux.
- Demandez au médecin des exercices de force et d'équilibre, qui sont parmi les moyens les plus éprouvés de prévenir les chutes futures.
- Célébrez les petits retours à la normale: la première marche jusqu'à la boîte aux lettres, la première sortie dans le monde.
- Surveillez un parent qui abandonne tranquillement des activités par peur, et ramenez-les doucement avant qu'elles ne disparaissent.
Rendez la prochaine chute moins probable
- Parcourez la maison à la recherche de dangers: tapis mal fixés, éclairage faible, salle de bain glissante, corridors encombrés.
- Ajoutez des barres d'appui là où elles comptent, surtout dans la salle de bain, et assurez-vous que le chemin du lit à la toilette est éclairé la nuit.
- Demandez à un pharmacien ou à un médecin de revoir les médicaments pour tout ce qui cause des étourdissements ou de la somnolence.
- Vérifiez les chaussures et la vue, deux causes discrètes de chutes faciles à corriger et faciles à oublier.
Surveillez la chute que vous ne voyez pas
Parfois, la chose la plus dommageable dans une chute, c'est que personne n'en entend parler. Un parent, gêné ou craignant de perdre son autonomie, peut ne pas mentionner un faux pas jusqu'à ce que ça devienne un motif récurrent. Faites en sorte qu'il soit rassurant de vous le dire. Un parent qui sait que vous répondrez par de l'aide plutôt que par un sermon sur le déménagement en résidence est bien plus susceptible de dire, tôt, qu'il a eu une frousse, tant qu'il est encore temps d'agir.
Le danger après une chute, ce n'est pas seulement la blessure. C'est la peur qui rétrécit une vie à quelques pièces prudentes. Récupérer, c'est rouvrir le monde.
Bien récupérer demande un soutien constant: quelqu'un qui aide à coordonner le suivi, qui encourage le mouvement quotidien, et qui remarque quand la confiance vacille. C'est ce genre de présence de tous les jours qu'Eldovia est conçu pour offrir, pour qu'une chute devienne un revers dont un parent se remet plutôt que le moment où son monde s'est rétréci. Si vous aidez un parent à se remettre sur pied, vous êtes bienvenu à vous inscrire à notre liste d'attente.
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